Comprendre
La Guerre en RDC
une dimension idéologique passée sous silence
La guerre menée contre la République Démocratique du Congo ne se résume pas au pillage des ressources, mais comporte également une dimension génocidaire. Portés par une idéologie expansionniste et racialiste, Paul Kagame et Yoweri Museveni mènent une politique d’extermination, de terreur et de déplacement visant les populations bantus du Congo, sous couvert d’une prétendue protection des Tutsis.
Notre but est de combattre la désinformation sciemment entretenue sur la guerre contre le Congo-Zaïre, par les Etats et lobbies financiers qui tirent un intérêt direct à la déstabilisation de cette région du monde et mettre à nue les ressort de la guerre idéologique qui est menée contre le Congo ex Zaïre depuis plus de 30 ans.
CONTEXTE HISTORIQUE :
Yoweri Kaguta Museveni qui prend le pouvoir en Ouganda en 1986 en Ouganda est un réfugié tutsi rwandais, exilé avec sa mère en Ouganda, comme beaucoup d'autres tutsis qui ont quitté le Rwanda en 1959 à la fin de la monarchie rwandaise, refusant d'être dirigés par des hutus et qui vont s'exiler un peu partout dans le monde.
Certains d'entre eux, dont Museveni, vont nourrir la ferme intention de rentrer prendre le pouvoir au Rwanda car, ils sont imprégnés d'une idéologie coloniale selon laquelle, les tutsi (nilotiques) sont génétiquement supérieurs aux hutus (qui sont bantus) et ce serait donc à eux de diriger et dominer politiquement et économiquement les hutus.
Ces préjugés s'appuient sur une anthropologie coloniale raciste qui considère que les groupes africains nilotiques, seraient génétiquement plus proches des caucasiens et donc plus intelligents, plus organisés et au final plus à même de diriger les autres groupes africains qui leur seraient inférieurs.
Ces croyances dérivées des théories de suprématie blanche sont fortement enracinées dans les esprits de nombreux africains aujourd'hui encore. Et Museveni est un exemple terrifiant d'endoctrinement à ces théories puisqu'il va jusqu'à se déclarer ouvertement fanatique d'Hitler.
Ainsi lorsque Museveni parvient à prendre le pouvoir en Ouganda, il recrute Paul Kagamé qui était en formation militaire aux États-Unis et le fait venir en Ouganda pour intégrer le FPR qui a la base a été créé par un proche collaborateur de Museveni.
Tandis que le tandem diabolique se cherche une stratégie pour conquérir la Region des Grands Lacs, les États-Unis eux à la fin des années 1990, veulent se débarrasser de leur ancien allié de la guerre froide, le President Mobutu devenu trop proche des Français et surtout trop souverainiste. De plus le Zaïre, sous la pression d'une classe politique en ébullition, s'est engagée dans la voie de la démocratisation, avec l'instauration du multipartisme et les travaux de la Conférence Nationale Souveraine qui ont installé un parlement de transition et qui prévoient la tenue d'élections libres et démocratiques.
Les Américains qui craignent de voir leur pré carré Zaïrois leur échapper vont alors trouver dans le délire expansionniste du tandem Museveni-Kagamé, une bonne occasion de se débarrasser de Mobutu tout en reprenant le contrôle de la région grâce à ces proxis locaux, qui ont en plus l'avantage d'être fascinés par le modèle occidental et Anglo saxon en particulier. Ils vont donc prêter main forte à Museveni et Kagame dans leur volonté de reconquérir le pouvoir au Rwanda.
Des années durant le président Hutu Habyarimana va lutter contre les attaques incessantes du FPR à partir de l'Ouganda, jusqu'au terrible attentat du 7 avril 94 qui offrira à Kagame l'occasion de s'emparer de Kigali. De nombreux témoignages ont attesté que cet attentat a été l'œuvre du FPR grâce au soutien logistique et militaire d'instructeurs américains et belges.
De même lors du génocide rwandais, les américains fourniront un soutien matériel important au FPR de Kagamé qui au prétexte de pourchasser les génocidaires, massacrera des millions de rwandais hutus, y compris dans des camps de réfugiés au Zaïre ainsi que des millions de congolais innocents. Ce déplacement de population du au génocide, va offrir à Kagamé le prétexte idéal qu'il utilise encore aujourd'hui, pour justifier les incursions récurrentes de l'armée rwandaise au Congo, celui de l'existence de groupes hutus génocidaires au Congo menaçant la sécurité du Rwanda.
Ce qu'il faut donc retenir ici ( sans rentrer dans le détails des différents régimes politiques au Congo qui ont été des régimes d'occupation téléguidés depuis Kigali) C'est que la motivation de Kagamé et Museveni de contrôler la région des Grands Lacs est d'abord idéologique, et le contrôle des minerais n'est que le moyen matériel et financier d'assoir ce contrôle tout en ayant l'appui des occidentaux à qui ils revendent à bas coût les minerais pillés au Congo.







